Le 20 juillet 2021, Philippe François est à l'aéroport de Madagascar. Il rentre en France pour assister au mariage de l'une de ses filles. Il ne montera jamais dans l'avion. Arrêté pour tentative de coup d'État, il est condamné à dix ans de travaux forcés. Face à une administration étrangère rigide et absurde, aucune des démarches juridiques entamées par ses avocats n'aboutiront. Pas de libération ni de réduction de peine. Ancien chef de corps du prestigieux régiment de marche du Tchad (RMT) où il commandait plus d'un millier d'hommes, il est d'abord enfermé deux ans dans les geôles malgaches de la prison de Tsiafahy, réputée pour sa violence et le traitement inhumain de ses détenus, avant d'être transféré en France. Malgré le soutien de personnalités politiques françaises, de ses camarades et frères d'armes, ainsi que de sa famille, il ne sera libéré qu'après quatre longues années de détention, le 12 octobre 2025, jour de la chute du dirigeant malgache qui le gracie in extremis. De la reconnaissance nationale à la descente aux enfers, ce témoignage est le récit de son combat, lui qui n'a jamais cessé de servir la France et de proclamer son innocence. Le récit unique d'un colonel devenu bagnard.
On m'appelait Colonel - De Saint-Cyr à la prison
Saint-cyrien de la promotion Tom Morel (1987-1990), Philippe François choisit l’armée de Terre et sert notamment au sein des troupes de Marine. Après plusieurs engagements opérationnels, il prend en 2010 le commandement du Régiment de marche du Tchad (RMT), héritier de la division Leclerc, à la tête de plus d’un millier de militaires. Il quitte l’armée en 2013 pour rejoindre le monde de l’entreprise avant de créer sa propre structure de conseil. Installé à Madagascar, il se consacre ensuite au développement économique de l’île lorsqu’il est arrêté en juillet 2021. Après quatre années de détention, il est libéré en octobre 2025. On m’appelait Colonel est son premier témoignage.


